Les cyberattaques menacent bien plus que les systèmes informatiques. Découvrez comment Markel accompagne les fintechs face aux risques cyber, financiers et opérationnels.
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Initialement publié dans Maddyness, le 22 octobre 2026.
Fintech : quand le cyber frappe, c’est toute l’entreprise qu’il faut protéger
Les conséquences d’une cyberattaque ne se limitent bien souvent pas à son impact sur le système informatique et peuvent entraîner des dommages importants sur l’activité de l’entreprise, et même engager la responsabilité du dirigeant.
Le risque cyber fait malheureusement partie de notre quotidien. Chaque jour, de nouvelles révélations éclatent et encore, certaines attaques ne sont pas dévoilées ni même parfois décelées. Ce qui frappe le plus, c’est à la fois l’accélération de la fréquence des incidents et l’accroissement de leur gravité. Selon les données internes de Markel, le nombre de rançongiciels recensés dans le monde par l’assureur a augmenté de 76 % au troisième trimestre 2026 par rapport au même trimestre de 2025. Chez les grandes entreprises, le coût moyen par sinistre a doublé au cours des douze derniers mois.
Et le phénomène pourrait s'accroître avec l’arrivée des attaques informatiques assistées par l’intelligence artificielle. « Le cyber ne s’arrête plus au système IT et peut paralyser une production, désorganiser une chaîne de fournisseurs, affecter les clients finaux et générer des pertes d’exploitation considérables, sans compter les conséquences réglementaires et réputationnelles », alerte Benjamin Satgé, responsable de la souscription lignes financières chez Markel France.
Une exposition d’autant plus complexe que l’entreprise ne maîtrise pas toute sa chaîne technologique. « Une entreprise peut être très bien protégée et rester vulnérable à travers l’un de ses partenaires », souligne Sarah Saada, responsable sinistres chez l'assureur spécialiste. « Une dépendance technologique suffit parfois à exposer des dizaines d’entreprises. L’attaque ayant touché les systèmes frigorifiques de plusieurs enseignes françaises en est une illustration concrète : chez un fournisseur, le cyber peut devenir, en cascade, un risque physique, opérationnel et financier pour tous ses clients. »
Un contrat, quatre garanties
L’assureur américain, qui va bientôt fêter ses 100 ans d’existence, poursuit son expansion en France auprès des entreprises tech et fintech. Son offre destinée aux fintechs permet de réunir dans un même contrat des garanties cyber, responsabilité civile professionnelle, responsabilité des dirigeants et fraude.
Dans plusieurs secteurs réglementés, s’assurer n’est pas une option. Certains établissements de paiement ou de monnaie électronique dans la fintech, courtiers en assurance ou conseillers en investissements financiers : de nombreuses activités sont soumises à des obligations spécifiques d’assurance. « L’objectif du régulateur est clair : s’assurer que l’entreprise dispose d’une protection financière suffisante pour indemniser les tiers en cas de mise en cause de sa responsabilité », souligne Benjamin Satgé.
Du système informatique jusqu’au dirigeant, une cyberattaque peut engager toute l’entreprise. La responsabilité civile professionnelle répond aux réclamations des clients et partenaires, tandis que la responsabilité des dirigeants protège les mandataires sociaux personnellement lorsque leurs décisions ou leurs manquements sont mis en cause. Selon Sarah Saada, « des actionnaires ont déjà engagé des actions en justice à l’encontre d’un dirigeant, considérant que les mesures nécessaires n’avaient pas été prises pour éviter une fuite de données préjudiciable à l’entreprise ». Et la menace peut aussi prendre la forme d’une fraude. Interne lorsqu’elle est commise par un salarié, externe lorsqu’elle résulte par exemple d’un phishing. Dans les deux cas, les conséquences financières peuvent être lourdes.
Un seul point de contact, les bons experts au bon moment
Les couvertures sont adaptées aux risques de chaque entreprise et réunies dans un même contrat. En cas de sinistre, cette approche évite de multiplier les démarches et, surtout, les zones grises entre assureurs qui se renvoient la balle, au moment où l’entreprise a besoin d’une réponse rapide et coordonnée.
« Nous avons tout mis en place pour que l’entreprise puisse se focaliser sur son activité, sans avoir à gérer tous les aspects administratifs, juridiques et réglementaires », explique Sarah Saada. En cas de cyberattaque, Markel met ainsi en place une procédure de gestion de crise pour prévenir la CNIL en cas de violation de données personnelles mais aussi pour trouver les experts appropriés (juridique, réponse à incident, IT, communication de crise).
« Le gestionnaire de crise est disponible 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, car les cybercriminels s’attaquent souvent aux systèmes le vendredi soir pour être détectés le plus tardivement possible par les utilisateurs qui seront généralement de retour le lundi matin », précise-t-elle. Une enveloppe est aussi prévue pour aider l'assuré, si nécessaire, à communiquer sur la fuite de données pour rassurer ses clients et maintenir sa réputation, « car les premières heures sont critiques, si vous n’êtes pas transparents assez vite, cela peut vous impacter après sur le long terme ».
La protection ne commence pas avec le sinistre. Markel accompagne également les entreprises en amont, notamment à travers des formations en ligne destinées à renforcer la culture cyber des collaborateurs et leur capacité à identifier et prévenir les menaces.